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Supporter le bruit grâce à l’isolation phonique

De nos jours, le silence est devenu un luxe. Pour obtenir un peu de paix, il faut se retirer à la campagne. D’autres choisissent les centres de spa pour se déconnecter et se reposer quelques jours, mais ce n’est pas donné à tout le monde. Dans les grandes villes en effet, c’est le vacarme tous les jours. Entre les nuisances sonores provoquées par les passants, les voitures et les travaux de chantier, ou encore les bruits de voisinage, il y a de quoi s’arracher les cheveux.

Si vous habitez en plein centre-ville et que vous êtes justement à la recherche d’une solution durable pour faire face à l’environnement bruyant de votre quartier, voici quelques astuces et conseils.

Isolation phonique des fenêtres et portes

Un simple vitrage ne permet pas d’isoler les bruits venant de l’extérieur. Aussi, si vous habitez près d’une rue piétonne ou d’une avenue où la circulation est importante, doublez le vitrage de vos fenêtres. Deux verres de 4 mm, séparés d’un film plastique, peuvent notamment suffire pour éloigner les nuisances urbaines. Un traitement spécifique peut également être apporté au double vitrage pour une isolation acoustique plus importante. Pour plus de confort, il est même possible d’opter pour du triple vitrage.

Pour ne plus entendre le brouhaha de la ville, il convient aussi d’avoir une porte d’entrée performante. Plusieurs types d’installation sont possibles, à savoir la porte à double paroi. Généralement faite en acier, elle permet de mettre en place une bonne isolation phonique. La double porte ou l’installation de deux portes en face à face, avec ou sans sas, est aussi adaptée pour réduire les bruits environnants.

Attention, tout passage d’air laissera les bruits filtrer à travers vos portes et fenêtres. Veillez donc à vérifier les jointures.

Isolation acoustique des murs

Pour se protéger des nuisances sonores dues à l’activité de la ville ou du voisinage, il est aussi important de mettre en place une isolation phonique des murs.

Cas 1 : Mur épais (ex : en pierre)

Pour combattre les bruits aériens (voix, sifflements, klaxons des voitures, musiques, etc.) mais aussi les bruits de contact, il convient d’isoler le mur en plaçant par exemple une contre-cloison, avec de l’isolation. Dans ce cas, la contre-cloison doit être acoustiquement séparée du mur.

Cas 2 : Mur peu épais

Si la paroi du mur est mince et de faible masse, le mieux est d’opter pour des nattes isolantes insonorisantes. Vous pouvez aussi installer des panneaux sandwich qui sont dotés au préalable d’un matériau insonorisant.

Isolation phonique du plafond

Qui n’a pas encore été confronté aux bruits de pas des voisins du dessus, de jour comme de nuit ? Ou aux bruits provoqués par le frottement des pieds d’une chaise sur le plancher ? Cela est dû à une mauvaise isolation phonique du plafond. Pour y remédier, il suffit de créer un faux plafond acoustique à l’exemple de plaques de plâtre. Elles seront vissées sur une ossature métallique qui quant à elle, sera fixée au plafond existant via des suspentes. C’est l’espace vide ainsi créé qui sera rempli d’isolant phonique. A part cela, il est aussi possible d’installer un plafond sous plancher bois ou béton, en fonction de la situation.

Isolation acoustique du sol et du plancher

Il n’est pas difficile d’isoler acoustiquement le sol. Un revêtement du style moquette ou en pose flottante avec sous-couche permet notamment d’absorber efficacement les bruits de contact. Une sous-couche d’isolant s’avère en effet nécessaire pour combattre également les bruits aériens. C’est d’ailleurs la meilleure astuce pour lutter contre la pollution sonore et améliorer ainsi sa qualité de vie en ville.